LE DIRECTEUR GENERAL DE L’ANEEMAS FAIT LE BILAN DES REFORMES DESTINEES A L’OPTIMISATION DE LA PART DE L’ARTISANAT MINIER DANS L’ECONOMIE NATIONALE

Salofou TRAHORE est le directeur général de l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières Artisanales et Semi-mécanisées (ANEEMAS), structure chargée de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière d’encadrement des artisans minier. Le 11 Septembre 2020, dans le cadre du mois de la redevabilité, il a entretenu les journalistes participants à la caravane de presse, sur le thème : « Bilan des réformes du sous-secteur de l’artisanat minier et du processus de déconcentration de l’ANEEMAS ».

Caractérisé par une prédominance de l’informel, une inorganisation des acteurs et des activités, une insuffisance de formation des acteurs, un faible niveau d’investissement en équipements à même d’améliorer les conditions de travail des artisans miniers, …le sous-secteur de l’artisanat minier faisait face à d’énormes défis. Dans l’objectif de relever ces défis, l’Etat, après l’échec de plusieurs structures d’encadrement du sous-secteur, a créé en novembre 2015 l’ANEEMAS avec pour mission principale « l’encadrement et la surveillance des activités d’exploitations minières artisanales et semi-mécanisées ». A cela s’ajoute des réformes au niveau institutionnel. Et au Directeur Général, Salofou TRAHORE de mentionner le renforcement de compétences de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF) et la création de l’office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM). Au niveau juridique, il y a le Code minier de 2015, la loi portant commercialisation de l’or et des autres substances précieuses au Burkina Faso et le décret portant fixation des taxes et redevances minières, etc. 

Pour Salofou TRAHORE, ces réformes ont permis d’engranger des acquis. « L’inventaire des sites d’orpaillage,

l’identification, la formation et la sensibilisation des acteurs, la formalisation de la gestion des sites, l’organisation spatiale des sites, la promotion de la mécanisation, la gestion environnementale, la restauration des sites et l’achat et la vente de l’or », a-t-il cité. Ainsi, près de 800 sites actifs ont été répertoriés, avec la région du Sud-Ouest qui compte 179 sites à la tête du peloton. De même, l’identification des acteurs a permis de dénombrer à la date du 30 juin 2020, 1 988 artisans miniers dont 1 245 exploitants, 609 collecteurs, 60 intermédiaires et 74 fournisseurs de services.

En outre, l’ANEEMAS est dans une dynamique de déconcentration avec l’ouverture de bureaux d’encadrement de proximité au niveau des zones minières. Il a indiqué que 10 ont été ouverts dans cinq régions que sont : le Sud-Ouest, les Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun, le Centre-Ouest et les Cascades. Il entend poursuivre l’implantation des structures déconcentrées tout en renforçant leur statut, intensifier les actions d’identification et de contrôle de la carte d’artisan minier, installer des sites pilotes de traitement de minerais. Elle compte, également, formaliser progressivement tous les sites dits sauvages, réhabiliter des sites abandonnés malgré les contraintes sécuritaires, les conflits de tous genres, l’exacerbation de la fraude dans la commercialisation de l’or, …

DCPM/MMC